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« theALPS Media Summit 2016 » : l’équipe de recherche internationale présente les défis centraux des voyages en hiver dans les Alpes

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Communiqué Alpnet.

Innsbruck, 19 octobre 2016

Dans le cadre du projet de recherche « Voyager en hiver dans les Alpes » [ndlr : auquel LHM Conseil a participé], une équipe de chercheurs de cinq pays alpins a traité des chiffres actuels concernant ce secteur économique sur la base de diverses sources statistiques(1). Selon MCI Tourismus, les pays alpins totalisent ensemble (Date : 2015) environ 386 millions de nuitées touristiques payantes, soit 14,4 % des nuitées des 28 pays de l’UE. 126 millions de nuitées supplémentaires sont à mettre sur le compte des résidences secondaires et de loisirs. Au total(2), près d’une nuitée sur cinq dans les 28 pays de l’UE concerne l’espace alpin.

Voyager en hiver dans les Alpes – un facteur économique de poids

8,2 % de toutes les nuitées(3) des 28 pays de l’UE se situent entre novembre et avril dans l’espace alpin. Dans les Alpes elles-mêmes, la saison hivernale est particulièrement significative avec une part de 43,3 % des nuitées commerciales. Au total, les Etats alpins disposent de plus de 7,5 millions de lits commerciaux selon BAK Basel. Seulement un lit sur deux est commercial dans l’espace alpin et un sur six un lit d’hôtel.
Avec actuellement 158 millions de journées-skieur pour 48,2 millions de skieurs actifs, près de la moitié de toutes les journées-skieur comptées dans le monde (45 %) concernent les Alpes : l’Autriche à elle seule en compte un tiers (51 millions de journées-skieur), tandis que 30 % (48 millions de journées-skieur) vont sur le compte de la France. Viennent ensuite l’Italie (29 millions de journées-skieur), la Suisse (25 millions de journées-skieur), l’Allemagne (4 millions de journées-skieur) et la Slovénie (1 million de journées-skieur).

Comme on peut le lire dans le « 2016 International Report on Snow & Mountain Tourism » de Laurent Vanat, 86 % de tous les plus grands domaines skiables avec plus d’un million de visiteurs par saison hivernale sont dans les Alpes ; 10 080 téléphériques et remontées mécaniques s’y trouvent, soit 38 % de ceux et celles comptés dans le monde. MCI Tourismus Innsbruck a en outre actuellement relevé que les 2 174 écoles de ski des Alpes représentent 84 % de toutes les écoles de ski dans le monde.

(1) Pour l’essentiel, les données statistiques qui ont été traitées proviennent d'Eurostat (2016), BAK Basel (2016), Bundesamt für Statistik Schweiz (2016), DESTATIS Statistisches Bundesamt (2016), ISTAT L'Istituto nazionale di statistica (2016), le Comité Régional de Tourisme - Provence-Alpes-Côte d'Azur (2016), Rhône-Alpes Tourisme (2016), Republic of Slovenia Statistical Office (2016), Statistik Austria (2016) et Vanat (2016).
(2) Nuitées commerciales et non commerciales
(3) Nuitées commerciales et non commerciales

Trois défis centraux pour voyager en hiver

Dans le cadre de « theALPS Media Summit » du 19 octobre 2016 à Innsbruck, les chercheurs du groupe de projet, Harald Pechlaner, Ralf Roth et Hubert Siller, présentent d’autres résultats-clé du projet de recherche « Voyager en hiver dans les Alpes » avec les trois « défis centraux pour voyager en hiver en 2030 ».

1. La neige comme facteur économique
« Les expériences de la neige sont uniques et pour cette raison absolument irremplaçables », selon l’introduction de Hubert Siller, MCI Tourismus Innsbruck, qui a présenté le défi « The Snow Experience Economy ». « Le fait que les Alpes présentent une compétence élevée à cet effet peut être confirmé par l’énorme satisfaction des hôtes ». L’étude sur le profil de la montagne effectuée en 2014 par MCI a par exemple démontré que 62,5 % de tous les hôtes allemands étaient « très satisfaits » de leurs vacances d’hiver dans les Alpes et d'autres 29,7 % « satisfaits ». Des évaluations actuelles de Net Promotor Scores (NPS) réalisées dans de nombreuses régions de sports d’hiver confirment ces taux de satisfaction élevés avec des valeurs supérieures à 50 (= excellent).

La « neige comme facteur économique » est la colonne vertébrale pour beaucoup de régions alpines, tant du point de vue économique que social. Cela vaut particulièrement pour le Tyrol, Salzbourg, le Vorarlberg, les Grisons et le Valais où au moins deux tiers de la plus-value touristique proviennent de l’hiver. Etant donné que les dépenses journalières moyennes en hiver sont d’environ 30 % supérieures à celles de l‘été, le tourisme d’hiver est le moteur des investissements des entreprises et des destinations.

La neige est le fondement et en même temps un facteur d’expérience central : des études de marché actuelles qui ont été analysées par les chercheurs dans le cadre de la vaste présentation littéraire, montrent que l’exercice, la détente active dans une atmosphère hivernale et l’air frais illustraient les associations les plus positives des hôtes avec le voyage en hiver dans les Alpes.
Siller voit le plus grand défi pour le développement de la « Snow Experience Economy » dans la formation performante et durable des générations futures de passionnés des sports d‘hiver, principalement au vu des structures de la société en évolution rapide dans les marchés d’origine importants.

2. Voyager durablement sous le signe du changement climatique
Dans le milieu spécialisé – les résultats de la vaste présentation littéraire le confirment – il existe un consensus sur le fait que le climat a nettement évolué dans l’espace alpin au cours des dernières décennies. Selon des scénarii reconnus, on peut supposer que la température atmosphérique moyenne augmentera d’environ 2° Celsius pendant les mois d’hiver dans l’espace alpin d’ici 2100. Mais : « Pour le proche avenir en particulier, des conditions-cadre des sports d’hiver se référant aux sites, telles que la température, les précipitations et la durée du manteau neigeux, ne sont pas prévisibles », selon Ralf Roth comme il a été mentionné au cours de sa présentation du défi « Sustainability & Climate Change ». Il serait ainsi opportun, particulièrement pour les voyages en hiver dans les Alpes, de considérer une évolution qualitative avec bon sens et une répartition croissante des risques sur des offres complémentaires. Il est également un fait que les investissements dans une gestion durable de l’énergie, de l’eau et des superficies sont économiques et peuvent s’avérer un avantage en matière de concurrence au sein du tourisme international.

La majeure partie des hôtes d’hiver vient des pays alpins eux-mêmes (Suisse 55 % de Suisses), Italie (65 % d’Italiens) et France (70 % de Français). Seules l’Autriche et l'Andorre génèrent plus de journées-skieur de l’étranger. Les chercheurs sont unanimes : une substitution des voyages en hiver dans les Alpes par des voyages lointains, Sun & Beach ou des croisières aurait pour conséquence une nette détérioration de l’empreinte climatique touristique. Et pourtant : le trafic individuel motorisé compte parmi les grands défis du tourisme d’hiver; encore plus de solutions de mobilité innovantes sont donc nécessaires entre Smart Cities et stations de sports d’hiver.

L’équipe de chercheurs s’est aussi particulièrement préoccupée de la question de la durabilité sociale des voyages en hiver : des randonnées hivernales, le ski de fond, la luge, mais aussi le ski régulier réduisent de façon prouvée les facteurs des maladies très répandues et favorisent ainsi la santé, la performance et le bien-être. Roth : « Nous savons que ces offres de sport en hiver stimulent l’activité corporelle et contribuent ainsi à la prévention des maladies associées à l’exercice physique. Elles sont bonnes pour le développement de l’enfant, renforcent le système immunitaire, la santé mentale et le bien-être psychique et ont aussi une fonction d’intégration sociale, ce qu’il faut particulièrement souligner. » La détente active comme le sport de neige peut la procurer a, comme cela est prouvé, un effet meilleur et durable sur la santé que les formes de détente passive.

3. Rajeunissement du produit sous le signe de la gestion du changement
Avec les classiques « Vacances de ski en montagne », les pays alpins ont généré une marque qui cherche son pareil dans la comparaison internationale. Au cours des années passées, il a surtout été investi techniquement pour offrir une expérience de sports d’hiver impressionnante à l’hôte d’hiver. Le défi futur du voyage en hiver dans les Alpes consiste maintenant dans un « peaufinage », dans l’élargissement de ce produit classique et dans sa configuration émotionnelle comme l’a illustré Harald Pechlaner à l’exemple du défi « Product Rejuvenation ».
« L’initiative entrepreneuriale est indispensable lorsqu’il s’agit d’innovation de produit », selon Pechlaner. „De bonnes structures de réseau, la création de synergies à tous les niveaux et des compétences claires sont décisives pour le succès futur dans la concurrence, ceci principalement dans les destinations. »

Selon Pechlaner, trois stratégies spécifiques à l’espace sont déterminantes pour l’avenir des voyages en hiver : l’espace de mobilité caractérise l’excellente qualité de l’infrastructure et des remontées mécaniques, suivi de l’espace d’attraction des services et produits innovants, principalement dans le secteur des sports d’hiver ; le potentiel de développement le plus fort se situe dans l’espace d’aventure quand il s’agit de mettre en avant l’émotion et l’atmosphère du vécu en montagne en été et en hiver.

Le résultat de l’étude Delphi, respectivement l’évaluation des experts ayant été interrogés, peuvent être considérés comme un signal clair à l’attention de l’économie touristique dans l’espace alpin : Les investissements courants dans la qualité des voyages en hiver dans les Alpes sont, à côté de l’effort constant de l’acceptation auprès des autochtones et des acteurs locaux intéressés ainsi que de la compréhension prononcée pour le visiteur et de la prise en compte intense de ce dernier, la mesure la meilleure et la plus efficace pour pérenniser ce secteur économique si important pour de nombreuses vallées alpines, ceci pour les prochaines années. Pour cela, l’initiative entrepreneuriale, la flexibilité et la capacité d’adaptation sont demandées.

Information générale sur l’ordre de recherche

En 2016, l’association AlpNet s’est consacrée au thème essentiel pour le tourisme alpin de « l’avenir des voyages en hiver dans les Alpes » et a attribué un ordre de recherche qui se consacre pour l’essentiel à la question suivante : Comment le tourisme d’hiver dans les Alpes peut-il demeurer concurrentiel face à la concurrence globale de manière à ce que la vie et les économies restent possibles et enrichissantes dans l’espace rural ?

1. Localisation interdisciplinaire alpine globale
Il a été et est toujours l’objectif déclaré d‘AlpNet, de générer par ce projet de recherche une approche interdisciplinaire allant au-delà des sports d’hiver classiques et intégrant le plus possible l’espace alpin dans son ensemble. En conséquence, la focalisation de l’examen ne s’est pas seulement limitée aux questions de sports d’hiver, mais a également intégré des champs thématiques comme l‘innovation, l’évolution de la destination et sa gestion, la santé, la durabilité, le changement climatique, la mobilité, le comportement concernant le voyage et la consommation et d’autres encore.

Le client de l’ordre de recherche de l’association AlpNet est l’association Future Mountain International. Future Mountain se préoccupe intensément depuis de nombreuses années de l’avenir de l’expérience de la montagne. En tant que plate-forme d’échange entre la science et la pratique, qui regroupe actuellement des membres venant de l’Autriche, de la Suisse, de l’Allemagne et du Tyrol du Sud, elle est parfaitement appropriée à être la plaque tournante du projet en question.

2. Collaboration de chercheurs de cinq pays alpins
Un groupe de compétence (Experts‘ Circle), dont les principaux représentants seront présentés sur le symposium a été formé pour le projet « Voyager en hiver dans les Alpes » dans le cadre de l’association Future Mountain International :
- FH-Prof. Mag. Hubert Siller, MCI Tourismus Innsbruck, Autriche (Direction du groupe de projet)
- Prof. Dr. Ralf Roth, Directeur de l’Institut pour le sport nature et l’écologie à l’Université allemande des Sports de Cologne, Allemagne
- Prof. Dr. Harald Pechlaner, EURAC Research à Bolzano, Italie
Autres participants : Prof. Dr. Thomas Bieger, Institut pour la gestion systémique et le gouvernement public, Université de Saint-Gall, Suisse. Pour le marché français, il a été fait appel à l’expertise de Willy Fux (LHM Conseil) et au Professeur Philippe Bourdeau de l’Institut de géographie alpine à l’Université de Grenoble-Alpes.

3. Trois piliers du projet de recherche
L’équipe de recherche s’est consacrée de façon intense à « l’avenir des voyages en hiver dans les Alpes » pendant la période de mars à août 2016 dans le cadre d’une vaste présentation de documents alpine globale. Pour la première fois, on dispose désormais d’une analyse alpine complète du niveau de savoir et de connaissance quant à ce champ thématique important. Près de 250 documents publiés ou non publiés de littérature scientifique, des rapports de gestion, des documents d‘experts, des présentations et des articles spécialisés etc. ont ainsi été concrètement intégrés dans la présentation. La période de recherche a été fixée de 2010 à 2016, en l’occurrence de quoi des exceptions ont été faites en cas d’aptitude particulière du contenu. Les documents examinés sont pour la plupart rédigés en allemand et en anglais, mais aussi en partie en français et en italien. Une attention particulière a été aussi accordée à la couverture géographique la plus large possible de l’espace alpin.

De juillet à août 2016, une étude Delphi a été effectuée dans l’espace alpin avec le concours d’experts académiques et de praticiens sur le thème de « l’avenir des voyages en hiver dans les Alpes. » Les résultats essentiels de la présentation (cf. 3a) ont déjà été intégrés dans l’établissement du questionnaire. Au total, environ 90 experts et praticiens dans cinq pays alpins (A, D, CH, F et I) ont été invités à participer à cette étude Delphi. 33 experts et praticiens ont participé à l’enquête, dont 12 du domaine académique et 21 du domaine économique (12 Autrichiens, 6 Suisses, 8 Allemands, 1 Français, 6 Italiens).

Le troisième pilier du projet de recherche consiste dans l’esquisse du « Challenge 2030 » pour la sauvegarde du modèle commercial « Voyager en hiver dans les Alpes » par les chercheurs et experts représentés au sein du groupe de compétence.

Demandes de réponses :
Secrétariat général AlpNet
c/o HMC, Mag. Bettina Haas
Falkstr. 8, A-6020 Innsbruck
T: +43 512 567148 M: +43 650 6067004 office@the-alps.eu
www.thealps.travel

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