Étiquette : Tourisme

Les articles pour cette étiquette

Où fabrique t-on les débutants ?



Face aux débats menés ces dernières années autour du renouvellement des pratiquants de sports de neige, nous avons souhaité approfondir notre -- et votre -- connaissance de la mécanique de renouvellement en France, et plus particulièrement sur sa dimension géographique et le choix de station. Notre interrogation s’est inspirée des constats faits dans d’autres pays, notamment les Etats-Unis, où les données suggèrent que plusieurs centaines de petites stations disséminées à travers le pays et situées à proximité (toute relative) des grands centres urbains servent de centres « d’élevage de skieurs » pour ensuite alimenter les grandes destinations plus lointaines.

Nous avons donc voulu savoir dans quelle mesure ce modèle est, ou serait, applicable à la France.

Dans ce but, nous avons interrogé (*) des pratiquant(e)s français(es) de sports d’hiver pour comparer la dernière station de sports d’hiver où ils/elles ont séjourné avec l’endroit où ils/elles s’étaient initiés au ski (ou snowboard) la toute première fois. Le résultat offre une image forte du parcours du pratiquant.

Au bénéfice d’une lecture simple et claire, nous avons segmenté les stations françaises en trois grandes catégories, selon leur envergure mesurée en Journées Ski vendues (JS) :

  • Petites Stations : moins de 400 000 JS

  • Stations Moyennes : de 400 001 à 1 000 000 JS

  • Grandes Stations : plus de 1 000 000 JS vendues


Sur le premier graphique ci-dessous, on observe que pour 46% des pratiquants français actifs aujourd’hui, leur initiation s’étaient déroulée dans une Petite Station, alors que cette catégorie de stations ne représente globalement que 33% des séjours produits par les Français.



Si l’on compare ensuite, pour chaque individu, la station du dernier séjour avec la station d’initiation, on observe un flux allant des Petites Stations en direction des Stations Moyennes et Grandes. Ainsi, parmi les clients actuels des Grandes Stations, 35% s’étaient initiés au ski dans une Petite Station, 24% dans une station de taille moyenne, et 41% avaient appris dans une Grande Station. Le mouvement n’est pas réciproque, puisque seulement 17% des clientèles actuelles des Petites Stations ont appris à skier dans une Grande Station.



Sur un plan géographique, on voit apparaître des massifs aux dynamiques d’apprentissage plus prononcées que d’autres. Les Vosges, Le Jura et le Massif Central, mais également une partie de la Haute-Savoie (hormis le Pays du Mont Blanc) semblent se profiler comme des étapes d'initiation déjà établies pour les clientèles venant de la façade ouest, le nord-ouest, le nord et le nord-est de la France. Le Pays du Mont Blanc, la Tarentaise, ou encore la Maurienne sont à l’inverse comparativement moins enclins à former les débutants complets. Les Pyrénées, les Alpes du sud et l'Isère semblent en moyenne plutôt neutres. Ceci est probablement lié à la structure de leur offre mélangeant toutes les tailles de stations au contact d'une clientèle de proximité.



De façon générale, on constate que les séjours réalisés par les Français dans les Petites Stations sont en moyenne 35% moins chers que dans une Grande Station, mais également plus courts (5.4 nuitées en moyenne pour les Petites Stations contre 5.8 nuitées pour les Stations Moyennes et 6.3 nuitées pour les Grandes Stations). Les différences mesurées sur d'autres paramètres, comme le revenu moyen, la part d'enfants, la fréquence de pratique et le niveau de ski viennent conforter ces constats.

Et ailleurs  ?

On retrouve ainsi un schéma qui fait penser au modèle américain, mais que l’on peut également retrouver, selon les témoignages de professionnels sur place, en Allemagne ou en Autriche.

Ainsi la Basse Autriche, le land autrichien qui renferme la capitale Vienne, a consenti des efforts considérables pour restimuler l’activité de plusieurs petites stations de proximité, en se positionnant sur l’apprentissage et les pratiques ludiques pour les enfants et les débutants de la capitale située à proximité (2 millions d’habitants), et plus largement de la région. Les premières ‘Grandes Stations’ autrichiennes (par exemple Saalbach-Hinterglemm, Kitzbühel, …) se trouvent à plus de 4 heures de route de Vienne.

Retour sur les USA ...

Nous avions déjà abordé cette question en 2015 après un voyage d'étude aux USA organisé par le Cluster Montagne, ainsi qu'à l’occasion des Rencontres de Grand Ski en janvier 2017, en présentant notamment les constats faits aux Etats-Unis (dans ce qui suit vous comprendrez mieux pourquoi on parle de « élevage » …).

Certains observateurs y distinguent trois grandes catégories de stations : Breeders, Feeders & Leaders.

Breeders (stations « couveuses ») : des petites stations situées à proximité des grands centres urbains, dotées d’infrastructures sommaires, et visitées à la journée. Elles accueillent essentiellement des débutants et des enfants qui y font leurs premières glissades.

Feeders (stations « d’élevage ») : des stations de taille intermédiaire, situées à quelques heures des centres urbains, et dotées d’infrastructures plus complètes, dont par exemple des espaces freestyle ou de l’hébergement. Ces stations sont visitées à la journée ou pour des courts séjours.

Leaders : des grandes stations de séjour, dont une bonne partie se trouve dans les états du Colorado, Utah ou encore la Californie. Leur nombre est limité, et elles sont situées à plusieurs heures de vol pour la majorité des citoyens américains.



Ce modèle reflète une situation de fait et non le résultat d’une dynamique stratégique orchestrée. Il suggère que les Américains ont tendance à apprendre le ski à proximité de leur lieu de résidence dans des petites stations aux prix raisonnables, pour ensuite évoluer vers des stations un peu plus grandes, plus onéreuse mais mieux équipées et, enfin, pour que les plus enthousiastes et les plus aisés, rejoignent les grandes stations éloignées et (très) onéreuses. Le groupe Vail Resorts (Vail, Beaver Creek, Breckenridge, Whistler Blackcomb, …) essaye d’ailleurs d’exploiter cette dynamique grâce à l’acquisition de 3 petites stations Breeders situées à proximité de grandes villes comme Minneapolis, Chicago et Detroit.

Moins Loin, Moins Long, Moins Cher ...

La mécanique décrite ici traduit une logique aussi banale que fondamentale : face à une pratique engageante, plutôt couteuse et qui requiert un temps d’apprentissage, le novice doit composer avec un risque perçu.  Le novice « achète pour voir », et se pose donc la question des efforts monétaires et non-monétaires à consentir pour essayer une activité dont il n’est pas certain qu’elle lui plaira. Il semble donc raisonnable de vouloir gérer ces risques en limitant l’engagement temps (et les congés à prendre) et l'exposition sociale qui y est associée, l’engagement financier, le temps de voyage et la complexité d’organisation.

La mécanique Moins Loin, Moins Long, Moins Cher s'est déjà naturellement installée dans plusieurs pays alpins, dont la France. Elle pourrait inspirer des actions concertées ou spontanées qui renforceraient cette mécanique dans le but de faciliter le recrutement de nouveaux pratiquants de glisse dans les années à venir.

(*) Méthode d'enquête

Ce sondage Internet a été réalisé par LHM Conseil sur un échantillon représentatif du marché français des sports d'hiver, utilisant un processus de sélection en temps réel au sein d'un échantillon plus large de répondants représentatifs de la population française (issus d'un access panel consommateurs -- Aucune base de données clients ou fichier marketing direct, ni aucun réseaux social ou base d'abonnés à des newsletters n'a été utilisé). Le processus utilisé par LHM Conseil constitue la meilleure pratique pour obtenir une vision neutre et non-biaisée du marché, et elle est utilisée par les instituts de premier plan dans le monde entier.

La structure des résultats ainsi obtenus est par ailleurs validée par une analyse croisée avec des données économiques de sources différentes (fréquentation, divers enquêtes et études propres ou tiers)

Conditions d'enquête :

  • Échantillon de 983 répondants représentatifs des Français de 18 à 70 ans ayant une expérience récente des sports d'hiver (4 ans ou moins).

  • Recueil en ligne 27 novembre - 6 décembre 2017.

  • La bonne représentativité de l'échantillon est assurée par la méthode des quotas (âge, genre, revenu, région).


Pour plus de renseignements sur les résultats, la méthode ou les conditions d'enquête :

Willy Fux

LHM Conseil
T. +33 (0)9 62 34 19 30
M. +33 (0)6 17 29 84 47
wf@lhm-conseil.fr

Partager cet article :

Sondage, vu du Royaume Uni : quelle station de ski a la meilleure réputation ?
ENGLISH language version: click here



Au cours d’un sondage (1) réalisé par LHM Conseil en octobre dernier auprès d’un échantillon représentatif des pratiquants britanniques de sports d’hiver, nous avons souhaité mesurer la réputation des stations de ski (Vous trouverez une note sur la méthode et la notion de réputation plus bas). Le classement est proposé ci-dessous.

LE TOP 3
Les 3 stations dans le monde ayant la meilleure réputation aux yeux du public britannique :



LE TOP 32
(32, car y a quelques ex-aequo)





À savoir ...

  • Après le top 32, on retrouve notamment : Sauze d'Oulx, Lake Louise, Ischgl, Sestrière, Cervinia, Jackson Hole, Breckenridge, Crans Montana, Mayrhofen, Engelberg, Calgary, Mont Tremblant, Are, Grindelwald, Serre Chevalier, Heavenly, Andermatt, Obergurgl, Grandvalira, Flaine, Winter Park, Schladming, Zell am See, Val Gardena.

  • Les femmes citent plus facilement Méribel, Chamonix, Courchevel, St. Anton et Zermatt.

  • Les hommes de 45 à 54 ans citent plus souvent le top 3 Whistler, Val d’Isère et Aspen.

  • Les hommes de 55 ans et plus citent plus fréquemment Méribel, Zermatt, St. Moritz, Kitzbühel, St. Anton, Lech/Zürs.

  • Les jeunes de 18 à 34 ans privilégient plus facilement Val Thorens.

  • Les bons skieurs citent plus fréquemment Val d'Isère, St. Anton, Whistler, Aspen, Les 3 Vallées, Zermatt, Chamonix, St. Moritz, Verbier, Tignes, Vail et Ischgl.

  • Marques composées : moyennant quelques corrections d'orthographe, nous avons restitué les noms des destinations tels qu'ils ont été enregistrés dans le cadre de la question ouverte. Aucun répondant n’a par exemple écrit Whistler Blackcomb, Aspen Snowmass, Chamonix Mont-Blanc ou St. Anton am Arlberg.

  • Destinations composées : pour des raisons similaires, nous n'avons pas regroupé les mentions pour Davos et Klosters, ni celles pour St. Anton et Lech, ou encore pour Morzine et Avoriaz. Regroupées, ces destinations "composées", souvent mises sur le marché ensemble, auraient des places plus favorables dans le classement.

  • Le terme 'ski resort' (station de ski) est parfois plus facilement associé à la notion de domaine skiable qu'à un village ou une commune. C'est pourquoi les 3 Vallées, en réponse à une question ouverte, apparaissent également dans le classement. D'autres noms de domaine skiable ont également été cités, mais moins fréquemment : Kronplatz, Espace killy, Via Lattea, Portes du Soleil, Grand Massif.


Mention spéciale pour ...

  • ... Val d'Isère, pour la créativité orthographique qu’elle suscite. Si le nom Val d’Isère se prononce très bien à l’Anglaise, l’orthographe semble plus difficile.

    • Petit florilège : « Valdazere », « Val d'sair », « val de sere », « valdesire », « val de zare », « Val d'esere », « Val de s'heur (spelling??!!) » (Ce dernier a exprimé ses propres doutes sur l’orthographe).

    • D’autres, comme Kitchbull, Kerseval, Cloysters, Isgul, Mirabel et Chemeny (*) souffrent du même effet, mais dans de moindres proportions ….. Preuve, s’il en fallait, que la réputation se propage très bien par le bouche à oreille … le vrai.
      (*) Si vous y appliquez votre meilleur accent anglais ça devrait ressembler à Kitzbühel, Courchevel, Klosters, Ischgl, Méribel et Chamonix.



  • ... Val Thorens, pour s'occuper des jeunes. Offspring skiing in Val Thorens !

  • ... Les 3 Vallées / 3 Valleys, seul nom de domaine skiable dans le top 30, et de plus cité en Français ou en Anglais selon le répondant.


Réputation et part de marché ...

En calculant le rapport entre la « part de réputation » et la part de marché réelle, on observe une aspiration très forte envers les stations nord-américaines : la part de citations est 3 à 4 fois supérieure à leur part de marché effective.




Lecture : Le nombre de fois que les stations canadiennes sont citées pour leur réputation est 3,9 plus élevé que la part de marché réelle (sur le marché britannique) de l'ensemble des stations canadiennes.

Pourquoi ce classement ?

Intégrant image, notoriété, crédibilité et confiance, la réputation est un indicateur puissant pour mesurer le potentiel de croissance d'une entreprise. D'une certaine manière, la réputation est le reflet des scores de recommandation (par ex. NPS).

La réputation, c'est une image qui voyage...

Proche de la notion d’image de marque, la réputation se construit également à partir de l'ensemble des représentations que l’on a à l’égard d’un objet : une entreprise, une marque ou une personne. Cependant, une différence existe entre les deux notions, aussi essentielle que subtile au premier abord : là où l'image concerne les croyances qu'un individu porte à l'égard de l'objet, la réputation correspond aux croyances que l’individu a sur les croyances des autres à l’égard de cet objet (également appelé méta-croyance). En d'autres termes : ce que l'on croit que les autres croient, sans nécessairement avoir consommé ses produits.

La réputation révèle ainsi la mesure dans laquelle l’image de marque se propage réellement auprès de l'ensemble des publics, sur base notamment de la crédibilité, la confiance et l'estime que suscite la marque. Au prix d’un raccourci pour lequel on m’excusera, la réputation peut ainsi être comprise comme un effet produit par la somme des recommandations et autres signaux émis (incluant attitudes et opinions) au sujet d’une marque par l’ensemble des individus et organisations qui ont été directement ou indirectement à son contact.

C’est pourquoi la réputation se mesure auprès de l’ensemble des publics, alors que la mécanique de recommandation se mesure avant tout, mais pas exclusivement, chez les consommateurs d’une marque ou d’un produit.

Même si réputation et notoriété sont corrélées, la dernière ne suffit pas à elle-même. On peut bénéficier d’une bonne notoriété sans avoir une bonne réputation, d'autant plus que la notoriété ne dit en soi pas grand chose sur les croyances et opinions qui circulent au sujet de la marque.

Enfin, ne confondons pas réputation et qualité. Les interactions entre toutes ces notions sont fortes mais complexes, et une réputation moins marquée ne suggère pas forcément une qualité moindre. Et inversement.

La réputation, c'est une image qui voyage, et plusieurs facteurs très différents peuvent la faire voyager plus ou moins loin ...

(1) Méthode d'enquête

Conditions d'enquête :

  • Échantillon de 988 répondants représentatifs des britanniques de 18 à 70 ans ayant une expérience récente des sports d'hiver.

  • Recueil début octobre 2017.

  • La bonne représentativité de l'échantillon est assurée par la méthode des quotas (âge, genre, revenu, région).

  • La question sur la réputation est une question ouverte, avec la possibilité de citer 3 stations dans un ordre allant de "1er" à "3ème". Les répondants citent les stations, qu'ils les aient déjà visitée ou pas.


Ce sondage Internet a été réalisé sur un échantillon représentatif du marché britannique des sports d'hiver, utilisant un processus de sélection en temps réel au sein d'un panel consommateurs représentatif de la population britannique (issu d'un access panel -- Aucune base de données clients ou fichier marketing direct, ni aucun réseaux social ou base d'abonnés à des newsletters n'a été utilisé). Le processus utilisé par LHM Conseil constitue la meilleure pratique pour obtenir une vision neutre et non-biaisée du marché.

La structure des résultats ainsi obtenus est par ailleurs validée par une analyse croisée avec des données économiques de sources différentes (fréquentation, arrivées dans les aéroports, divers enquêtes et études propres ou tiers issues des différents pays de destination ...). La qualité de l'échantillon offre en même temps de nouveaux insights sur la structure et la taille du marché britannique du ski, les modes de consommation et les attitudes vis-à-vis du Brexit.

ENGLISH version

 

 

Pour plus de renseignements sur les résultats, la méthode ou les conditions d'enquête :

Willy Fux

LHM Conseil
T. +33 (0)9 62 34 19 30
M. +33 (0)6 17 29 84 47
wf@lhm-conseil.fr

Partager cet article :

« theALPS Media Summit 2016 » : l’équipe de recherche internationale présente les défis centraux des voyages en hiver dans les Alpes

logothealps

Communiqué Alpnet.

Innsbruck, 19 octobre 2016

Dans le cadre du projet de recherche « Voyager en hiver dans les Alpes » [ndlr : auquel LHM Conseil a participé], une équipe de chercheurs de cinq pays alpins a traité des chiffres actuels concernant ce secteur économique sur la base de diverses sources statistiques(1). Selon MCI Tourismus, les pays alpins totalisent ensemble (Date : 2015) environ 386 millions de nuitées touristiques payantes, soit 14,4 % des nuitées des 28 pays de l’UE. 126 millions de nuitées supplémentaires sont à mettre sur le compte des résidences secondaires et de loisirs. Au total(2), près d’une nuitée sur cinq dans les 28 pays de l’UE concerne l’espace alpin.

Voyager en hiver dans les Alpes – un facteur économique de poids

8,2 % de toutes les nuitées(3) des 28 pays de l’UE se situent entre novembre et avril dans l’espace alpin. Dans les Alpes elles-mêmes, la saison hivernale est particulièrement significative avec une part de 43,3 % des nuitées commerciales. Au total, les Etats alpins disposent de plus de 7,5 millions de lits commerciaux selon BAK Basel. Seulement un lit sur deux est commercial dans l’espace alpin et un sur six un lit d’hôtel.
Avec actuellement 158 millions de journées-skieur pour 48,2 millions de skieurs actifs, près de la moitié de toutes les journées-skieur comptées dans le monde (45 %) concernent les Alpes : l’Autriche à elle seule en compte un tiers (51 millions de journées-skieur), tandis que 30 % (48 millions de journées-skieur) vont sur le compte de la France. Viennent ensuite l’Italie (29 millions de journées-skieur), la Suisse (25 millions de journées-skieur), l’Allemagne (4 millions de journées-skieur) et la Slovénie (1 million de journées-skieur).

Comme on peut le lire dans le « 2016 International Report on Snow & Mountain Tourism » de Laurent Vanat, 86 % de tous les plus grands domaines skiables avec plus d’un million de visiteurs par saison hivernale sont dans les Alpes ; 10 080 téléphériques et remontées mécaniques s’y trouvent, soit 38 % de ceux et celles comptés dans le monde. MCI Tourismus Innsbruck a en outre actuellement relevé que les 2 174 écoles de ski des Alpes représentent 84 % de toutes les écoles de ski dans le monde.

(1) Pour l’essentiel, les données statistiques qui ont été traitées proviennent d'Eurostat (2016), BAK Basel (2016), Bundesamt für Statistik Schweiz (2016), DESTATIS Statistisches Bundesamt (2016), ISTAT L'Istituto nazionale di statistica (2016), le Comité Régional de Tourisme - Provence-Alpes-Côte d'Azur (2016), Rhône-Alpes Tourisme (2016), Republic of Slovenia Statistical Office (2016), Statistik Austria (2016) et Vanat (2016).
(2) Nuitées commerciales et non commerciales
(3) Nuitées commerciales et non commerciales

Trois défis centraux pour voyager en hiver

Dans le cadre de « theALPS Media Summit » du 19 octobre 2016 à Innsbruck, les chercheurs du groupe de projet, Harald Pechlaner, Ralf Roth et Hubert Siller, présentent d’autres résultats-clé du projet de recherche « Voyager en hiver dans les Alpes » avec les trois « défis centraux pour voyager en hiver en 2030 ».

1. La neige comme facteur économique
« Les expériences de la neige sont uniques et pour cette raison absolument irremplaçables », selon l’introduction de Hubert Siller, MCI Tourismus Innsbruck, qui a présenté le défi « The Snow Experience Economy ». « Le fait que les Alpes présentent une compétence élevée à cet effet peut être confirmé par l’énorme satisfaction des hôtes ». L’étude sur le profil de la montagne effectuée en 2014 par MCI a par exemple démontré que 62,5 % de tous les hôtes allemands étaient « très satisfaits » de leurs vacances d’hiver dans les Alpes et d'autres 29,7 % « satisfaits ». Des évaluations actuelles de Net Promotor Scores (NPS) réalisées dans de nombreuses régions de sports d’hiver confirment ces taux de satisfaction élevés avec des valeurs supérieures à 50 (= excellent).

La « neige comme facteur économique » est la colonne vertébrale pour beaucoup de régions alpines, tant du point de vue économique que social. Cela vaut particulièrement pour le Tyrol, Salzbourg, le Vorarlberg, les Grisons et le Valais où au moins deux tiers de la plus-value touristique proviennent de l’hiver. Etant donné que les dépenses journalières moyennes en hiver sont d’environ 30 % supérieures à celles de l‘été, le tourisme d’hiver est le moteur des investissements des entreprises et des destinations.

La neige est le fondement et en même temps un facteur d’expérience central : des études de marché actuelles qui ont été analysées par les chercheurs dans le cadre de la vaste présentation littéraire, montrent que l’exercice, la détente active dans une atmosphère hivernale et l’air frais illustraient les associations les plus positives des hôtes avec le voyage en hiver dans les Alpes.
Siller voit le plus grand défi pour le développement de la « Snow Experience Economy » dans la formation performante et durable des générations futures de passionnés des sports d‘hiver, principalement au vu des structures de la société en évolution rapide dans les marchés d’origine importants.

2. Voyager durablement sous le signe du changement climatique
Dans le milieu spécialisé – les résultats de la vaste présentation littéraire le confirment – il existe un consensus sur le fait que le climat a nettement évolué dans l’espace alpin au cours des dernières décennies. Selon des scénarii reconnus, on peut supposer que la température atmosphérique moyenne augmentera d’environ 2° Celsius pendant les mois d’hiver dans l’espace alpin d’ici 2100. Mais : « Pour le proche avenir en particulier, des conditions-cadre des sports d’hiver se référant aux sites, telles que la température, les précipitations et la durée du manteau neigeux, ne sont pas prévisibles », selon Ralf Roth comme il a été mentionné au cours de sa présentation du défi « Sustainability & Climate Change ». Il serait ainsi opportun, particulièrement pour les voyages en hiver dans les Alpes, de considérer une évolution qualitative avec bon sens et une répartition croissante des risques sur des offres complémentaires. Il est également un fait que les investissements dans une gestion durable de l’énergie, de l’eau et des superficies sont économiques et peuvent s’avérer un avantage en matière de concurrence au sein du tourisme international.

La majeure partie des hôtes d’hiver vient des pays alpins eux-mêmes (Suisse 55 % de Suisses), Italie (65 % d’Italiens) et France (70 % de Français). Seules l’Autriche et l'Andorre génèrent plus de journées-skieur de l’étranger. Les chercheurs sont unanimes : une substitution des voyages en hiver dans les Alpes par des voyages lointains, Sun & Beach ou des croisières aurait pour conséquence une nette détérioration de l’empreinte climatique touristique. Et pourtant : le trafic individuel motorisé compte parmi les grands défis du tourisme d’hiver; encore plus de solutions de mobilité innovantes sont donc nécessaires entre Smart Cities et stations de sports d’hiver.

L’équipe de chercheurs s’est aussi particulièrement préoccupée de la question de la durabilité sociale des voyages en hiver : des randonnées hivernales, le ski de fond, la luge, mais aussi le ski régulier réduisent de façon prouvée les facteurs des maladies très répandues et favorisent ainsi la santé, la performance et le bien-être. Roth : « Nous savons que ces offres de sport en hiver stimulent l’activité corporelle et contribuent ainsi à la prévention des maladies associées à l’exercice physique. Elles sont bonnes pour le développement de l’enfant, renforcent le système immunitaire, la santé mentale et le bien-être psychique et ont aussi une fonction d’intégration sociale, ce qu’il faut particulièrement souligner. » La détente active comme le sport de neige peut la procurer a, comme cela est prouvé, un effet meilleur et durable sur la santé que les formes de détente passive.

3. Rajeunissement du produit sous le signe de la gestion du changement
Avec les classiques « Vacances de ski en montagne », les pays alpins ont généré une marque qui cherche son pareil dans la comparaison internationale. Au cours des années passées, il a surtout été investi techniquement pour offrir une expérience de sports d’hiver impressionnante à l’hôte d’hiver. Le défi futur du voyage en hiver dans les Alpes consiste maintenant dans un « peaufinage », dans l’élargissement de ce produit classique et dans sa configuration émotionnelle comme l’a illustré Harald Pechlaner à l’exemple du défi « Product Rejuvenation ».
« L’initiative entrepreneuriale est indispensable lorsqu’il s’agit d’innovation de produit », selon Pechlaner. „De bonnes structures de réseau, la création de synergies à tous les niveaux et des compétences claires sont décisives pour le succès futur dans la concurrence, ceci principalement dans les destinations. »

Selon Pechlaner, trois stratégies spécifiques à l’espace sont déterminantes pour l’avenir des voyages en hiver : l’espace de mobilité caractérise l’excellente qualité de l’infrastructure et des remontées mécaniques, suivi de l’espace d’attraction des services et produits innovants, principalement dans le secteur des sports d’hiver ; le potentiel de développement le plus fort se situe dans l’espace d’aventure quand il s’agit de mettre en avant l’émotion et l’atmosphère du vécu en montagne en été et en hiver.

Le résultat de l’étude Delphi, respectivement l’évaluation des experts ayant été interrogés, peuvent être considérés comme un signal clair à l’attention de l’économie touristique dans l’espace alpin : Les investissements courants dans la qualité des voyages en hiver dans les Alpes sont, à côté de l’effort constant de l’acceptation auprès des autochtones et des acteurs locaux intéressés ainsi que de la compréhension prononcée pour le visiteur et de la prise en compte intense de ce dernier, la mesure la meilleure et la plus efficace pour pérenniser ce secteur économique si important pour de nombreuses vallées alpines, ceci pour les prochaines années. Pour cela, l’initiative entrepreneuriale, la flexibilité et la capacité d’adaptation sont demandées.

Information générale sur l’ordre de recherche

En 2016, l’association AlpNet s’est consacrée au thème essentiel pour le tourisme alpin de « l’avenir des voyages en hiver dans les Alpes » et a attribué un ordre de recherche qui se consacre pour l’essentiel à la question suivante : Comment le tourisme d’hiver dans les Alpes peut-il demeurer concurrentiel face à la concurrence globale de manière à ce que la vie et les économies restent possibles et enrichissantes dans l’espace rural ?

1. Localisation interdisciplinaire alpine globale
Il a été et est toujours l’objectif déclaré d‘AlpNet, de générer par ce projet de recherche une approche interdisciplinaire allant au-delà des sports d’hiver classiques et intégrant le plus possible l’espace alpin dans son ensemble. En conséquence, la focalisation de l’examen ne s’est pas seulement limitée aux questions de sports d’hiver, mais a également intégré des champs thématiques comme l‘innovation, l’évolution de la destination et sa gestion, la santé, la durabilité, le changement climatique, la mobilité, le comportement concernant le voyage et la consommation et d’autres encore.

Le client de l’ordre de recherche de l’association AlpNet est l’association Future Mountain International. Future Mountain se préoccupe intensément depuis de nombreuses années de l’avenir de l’expérience de la montagne. En tant que plate-forme d’échange entre la science et la pratique, qui regroupe actuellement des membres venant de l’Autriche, de la Suisse, de l’Allemagne et du Tyrol du Sud, elle est parfaitement appropriée à être la plaque tournante du projet en question.

2. Collaboration de chercheurs de cinq pays alpins
Un groupe de compétence (Experts‘ Circle), dont les principaux représentants seront présentés sur le symposium a été formé pour le projet « Voyager en hiver dans les Alpes » dans le cadre de l’association Future Mountain International :
- FH-Prof. Mag. Hubert Siller, MCI Tourismus Innsbruck, Autriche (Direction du groupe de projet)
- Prof. Dr. Ralf Roth, Directeur de l’Institut pour le sport nature et l’écologie à l’Université allemande des Sports de Cologne, Allemagne
- Prof. Dr. Harald Pechlaner, EURAC Research à Bolzano, Italie
Autres participants : Prof. Dr. Thomas Bieger, Institut pour la gestion systémique et le gouvernement public, Université de Saint-Gall, Suisse. Pour le marché français, il a été fait appel à l’expertise de Willy Fux (LHM Conseil) et au Professeur Philippe Bourdeau de l’Institut de géographie alpine à l’Université de Grenoble-Alpes.

3. Trois piliers du projet de recherche
L’équipe de recherche s’est consacrée de façon intense à « l’avenir des voyages en hiver dans les Alpes » pendant la période de mars à août 2016 dans le cadre d’une vaste présentation de documents alpine globale. Pour la première fois, on dispose désormais d’une analyse alpine complète du niveau de savoir et de connaissance quant à ce champ thématique important. Près de 250 documents publiés ou non publiés de littérature scientifique, des rapports de gestion, des documents d‘experts, des présentations et des articles spécialisés etc. ont ainsi été concrètement intégrés dans la présentation. La période de recherche a été fixée de 2010 à 2016, en l’occurrence de quoi des exceptions ont été faites en cas d’aptitude particulière du contenu. Les documents examinés sont pour la plupart rédigés en allemand et en anglais, mais aussi en partie en français et en italien. Une attention particulière a été aussi accordée à la couverture géographique la plus large possible de l’espace alpin.

De juillet à août 2016, une étude Delphi a été effectuée dans l’espace alpin avec le concours d’experts académiques et de praticiens sur le thème de « l’avenir des voyages en hiver dans les Alpes. » Les résultats essentiels de la présentation (cf. 3a) ont déjà été intégrés dans l’établissement du questionnaire. Au total, environ 90 experts et praticiens dans cinq pays alpins (A, D, CH, F et I) ont été invités à participer à cette étude Delphi. 33 experts et praticiens ont participé à l’enquête, dont 12 du domaine académique et 21 du domaine économique (12 Autrichiens, 6 Suisses, 8 Allemands, 1 Français, 6 Italiens).

Le troisième pilier du projet de recherche consiste dans l’esquisse du « Challenge 2030 » pour la sauvegarde du modèle commercial « Voyager en hiver dans les Alpes » par les chercheurs et experts représentés au sein du groupe de compétence.

Demandes de réponses :
Secrétariat général AlpNet
c/o HMC, Mag. Bettina Haas
Falkstr. 8, A-6020 Innsbruck
T: +43 512 567148 M: +43 650 6067004 office@the-alps.eu
www.thealps.travel

Contact médias :
pro.media kommunikation gmbh
philipp jochum
maximilianstrasse 9 | a-6020 innsbruck
t +43 512 214004-18
m +43 664 3876606
promedia.jochum@pressezone.at
www.pressezone

Partager cet article :

Dans un contexte économique incertain, les Français démontrent une capacité d'adaptation qui engendre des comportements de consommation parfois paradoxaux à l'égard de leur pratique des sports d'hiver.

Depuis l'éclatement de la crise des subprimes en 2007, la fréquentation des stations de sports d'hiver françaises n'a pas vraiment souffert – la consommation ski est globalement stable depuis 2007 (source Domaines Skiables de France) – surtout si on la compare à l'évolution de la consommation dans d'autres secteurs économiques.

La fréquentation semble, à court terme, plus sensible aux aléas climatiques, aux variations du calendrier de vacances scolaires, et à l'évolution de l'apport de clientèles étrangères.

Cela ne signifie pas pour autant que les consommateurs français de neige ont continué à consommer comme si de rien n'était.

LHM Conseil a relevé les stratégies de maîtrise des dépenses adoptées par les Français, à travers un sondage (*) administré auprès d'un échantillon de Français étant partis aux sports d'hiver ces 4 dernières années. Les répondants étaient interrogés sur les mesures qu'ils comptent prendre lors de leur prochain séjour pour l'hiver à venir, 2014/2015. Si les phénomènes ne sont pas tout à fait nouveaux, il est utile de s'y attarder.

LHM-Intentions-de-depart-ne

 

 

 

30% des répondants déclarent souhaiter réduire leur budget, et 18% prévoient réellement de le réduire.

26% décrivent des mesures de réduction des dépenses très précises qui se regroupent en deux grandes catégories :

  • Les stratégies de choix : le choix d'une station moins onéreuse, la recherche de promotions, le changement de choix d'hébergement etc.

  • Les dépenses sur place : elles concernent surtout les repas pris dans les restaurants, et plus largement l'ensemble des dépenses annexes (loisirs, bars, activités hors-ski).


Une minorité (8% des réponses et donc environ 2% de l'ensemble des partants) envisage également de réduire sa consommation de glisse, par exemple en skiant un peu moins pendant le séjour, ce qui a un impact notamment sur l'achat de forfaits et la location de matériel.

Globalement, on constate que les Français sont aguerris et créatifs, en composant ainsi en quelques sorte leur propre produit low-cost : ils préservent ce qui est à leurs yeux l'attribut principal, la glisse, en réduisant les efforts financiers et la consommation d'autres services périphériques qui leurs semblent moins essentiels.

Ce constat peut entraîner un cercle vicieux pour deux raisons :

  • Premièrement, les consommateurs contournent les augmentations de prix et ont résolument pris le pouvoir sur leur niveau de dépenses.

  • Deuxièmement, il y a manifestement un risque de baisse de retombées économiques directes pour les stations de sports d'hiver, paradoxalement au profit d'un taux de départ qui peut rester correct malgré le contexte économique.


Ceci peut engendrer une perception faussement positive de l'activité, car l'érosion de la consommation se fait lentement.

(*) Sondage en-ligne conduit par LHM auprès d’un échantillon de 856 répondants représentatifs des Français de 18 ans et plus, étant partis aux sports d’hiver ces 4 dernières années. L’échantillon est extrait d’un échantillon plus vaste représentatif de la population française de 18 ans et plus. La bonne représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas (âge, région de domicile, genre, tranche de revenu). Recueil du 14 au 21 octobre 2014

imagesondagePlus de détails : Sondage LHM Intentions de depart neige 2014/2015

Partager cet article :

Nombre de séjours/hiver en fonction de l'origine géographique

Nombre de séjours par hiver selon origine géographique

Chaque année, environ 7.7 % de la population française part aux sports d’hiver(1). Ce taux de départ varie évidemment légèrement d’année en année, suivant les conditions de neige et la conjoncture.

Moins connu, un tiers des partants réalise deux séjours à la neige ou plus pendant la même saison.

La moyenne nationale s’élève ainsi à 1.6 séjours par hiver. Autrement dit, les 5.1 millions de Français partants aux sports d’hiver produisent environ 8.2 millions de séjours aux sports d’hiver chaque année.

La fréquence de pratique est corrélée au temps de voyage et à la densité de l'offre. Ainsi, avec plus de 2 séjours par hiver, les habitants de Rhône Alpes apparaissent comme les plus gourmands.

Chiffres issus de l’observatoire VYVO, réalisé par LHM Conseil(2), ainsi que du Suivi de la Demande Touristique (TNS Sofres pour la Direction du Tourisme – DGCIS). L’observatoire VYVO suit les comportements et jugements des séjournants en station de sports d’hiver depuis 2010. Il est réalisé pour le compte de dix stations françaises dont les clients actifs sont interrogés après leur séjour, et il est complété, chaque hiver, par un sondage stratifié sur un échantillon de 1000 répondants représentatifs des français ayant séjourné en stations de sports d’hiver.

(1)Séjours avec nuitées sur place, hors skieurs de proximité, qui pratiquent ‘à la journée’ (les ‘excursionnistes’).

(2) Avec la collaboration de G2A Consulting

Partager cet article :

 

Taux de départ en vacances (*) des Français en 2013, selon leur niveau de revenu (**)

Les vacances d'été restent les vacances principales

Les Français partent traditionnellement plus facilement en été qu'en hiver. Ainsi, presque deux-tiers des Français (64%) se  sont échappés pour des séjours personnels dans la période de juin à septembre 2013.

Ce taux de départ est bien inférieur l'hiver, et ne concerne qu'un tiers des Français (33%), même si la période couvre ici 5 mois (de décembre 2012 à avril 2013) et 3 périodes de vacances scolaires.

Sans surprise, à l'intérieur des départs en hiver, les vacances à la neige réalisées dans un périmètre de station de sports d'hiver, ne concernent plus que 8% des Français.

revenusNEW

Le taux de départ varie fortement selon la saison et le revenu disponible

Le taux de départ en été varie de 86% à 49% selon la tranche de revenu du foyer. Autrement dit, les foyers aux revenus les plus élevés (+ de 4500 €/ mois) partent 1.8 plus facilement que les foyers les plus modestes (-1500 €/mois).

Cette différence est encore plus marquée l'hiver, ou ce rapport s'élève à 2,9. Pour les séjours aux sports d'hiver, les foyers les plus aisés affichent même un taux de départ 4,8 fois plus élevé que les foyers les plus modestes. Même si des solutions aux budgets raisonnables sont nombreuses, le besoin d'équipements et d'infrastructures spécifiques aux activités de glisse dressent structurellement une barrière pour l'accès aux sports d'hiver.

Sondage LHM réalisé en décembre 2013, auprès d'un échantillon de 1501 répondants représentatifs des Français de 18 ans et plus (selon la méthode des quotas)
Lecture : l'été 2013, 64% des foyers Français sont partis pour un séjour personnel (*) au moins une fois dans la période de juin à septembre.
(*) Séjours pour motif personnel, réalisés entre juin et septembre 2013 pour l'été, et entre décembre 2012 et avril 2013 pour l'hiver. Il s'agit aussi bien de séjours avec hébergement payant que de séjours dans la famille, chez des amis, ou encore de séjours dans la résidence secondaire.
(**) Revenu mensuel net par foyer

Partager cet article :